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Kanku Kyokushin

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Sosaï Oyama & Kancho Matsui

Sosaï Masutatsu Oyama

Sosaï Oyama

La Jeunesse de Masutatsu Oyama

Masutatsu Oyama, le créateur du karaté Kyokushin Kai Kan, est né en 1923 en Corée du Sud.

À l'âge de neuf ans, il part vivre avec sa soeur en Manchourie, dans le sud de la Chine où il étudie le Kempo chinois. À l'âge de 12 ans, il revient en Corée où il continue à pratiquer le Kempo coréen. En 1938, à l'âge de 15 ans, il part au Japon afin de devenir pilote d'avion de chasse. Après avoir étudié le judo, il devient l'élève de maître Gichin Funakoshi.

Il obtient le grade de 2e dan à 17 ans et 4e dan à 20 ans. Il apprend ensuite le karaté Goju Ryu sous l'enseignement du maître coréen So Nei Chu. C'est lui qui incite Mas Oyama à dédier sa vie au karaté et à se retirer de la civilisation pour entraîner son corps et son esprit.

Masutatsu Oyama frappant sur un arbre

Le Mont Kiyosumi

Mas Oyama s'exilera à deux reprises dans la montagne pour s'entraîner en solitude. Il restera 14 mois dans la montagne Minobu, puis 18 mois dans la montagne Kiyosumi.

Il s'entraîne nuit et jour tout en pratiquant la méditation zen. Il s'entraîne environs 12 heures par jour : il casse des pierres à mains nues, utilise des troncs d'arbre comme makiwara et médite sous des chutes d'eau glacées afin de forger un mental et un corps en acier. Chaque jour, il étudie les classiques des anciens maîtres des arts-martiaux, le zen et la philosophie.
Fondateur du Kyokushin

"Godhand"

Afin de promouvoir son style de karaté, il combat une multitude de taureaux à mains nues. En 1952, il part aux USA pendant un an, année durant laquelle il a affronté quelques 270 combattants tous styles confondus.

Mas Oyama en a défait la plupart en un seul coup de poing. Un combat ne durait en moyenne pas plus de trois minutes, la plupart quelques secondes seulement. Cela lui vaudra le surnom de « Godhand » (la main de Dieu).
Disciples du premier dojo de Sosaï Oyama

Du premier Dojo au Honbu

Mas Oyama commence à enseigner en 1953 à Tokyo, dans un jardin public. Il ouvre son premier vrai Dojo en 1956 dans un bâtiment anciennement occupé par une école de danse de ballet. Ce Dojo se situait derrière l'université de Rikkyo, à 500 mètres du Honbu actuel. En 1957, le Dojo comptait déjà plus de 700 membres, malgré le pourcentage élevé d'abandons dûs à la rudesse des entraînements.

Mas Oyama a combiné les meilleures techniques de tous les styles qu'il a étudiés et pratiqués afin de créer son style : le karaté Kyokushin Kai Kan.

Le quartier général mondial, le Honbu Dojo, fut inauguré en 1964 et le nom « Kyokushin » adopté. Cette même année, l'International Karate Organization (IKO) vit le jour. Depuis, le karaté Kyokushin s'est développé dans plus de 120 pays, rassemblant plus de 10 millions de pratiquants. C'est l'un des styles de karaté les plus répandus dans le monde.
Sosaï Masutatsu Oyama

Fin de vie

Mas Oyama décède le 26 avril 1994 à l'âge de 70 ans d'un cancer du poumon.

Mas Oyama désigna Kancho Matsui, un de ses disciples, comme dirigeant de l'organisation.


Kancho Shokei Matsui

Jeunesse de Shokei Matsui

Jeunesse

Né le 16 janvier 1963 à Tokyo, Shokei Matsui grandit dans un environnement où la discipline et le dépassement de soi occupent une place importante.

Très jeune, il s'intéresse aux arts martiaux et développe une passion pour le karaté. À l'âge de 13 ans, il rejoint le Honbu Dojo de l'International Karate Organization (IKO), fondé par Sosaï Masutatsu Oyama.

Son assiduité, sa détermination et son endurance lui permettent rapidement de se distinguer parmi les élèves du dojo, où il suit un entraînement réputé pour sa rigueur.
Formation de Shokei Matsui

Formation et ascension au sein du Kyokushin

Sous la direction de Sosaï Mas Oyama et des principaux Shihan de l'IKO, Matsui consacre sa jeunesse à un entraînement quotidien particulièrement exigeant.

Il participe aux compétitions nationales japonaises, où il progresse rapidement face aux meilleurs combattants de sa génération. Son style se caractérise par une excellente maîtrise technique, une grande mobilité et une capacité à rester performant sous une forte pression.

Au fil des années, il devient l'un des instructeurs les plus prometteurs du Honbu Dojo et gagne la confiance de Sosaï Oyama, qui lui confie progressivement davantage de responsabilités au sein de l'organisation.
Champion du monde Shokei Matsui

Champion du monde et Hyakunin Kumite

La carrière sportive de Shokei Matsui atteint son apogée dans les années 1980.

En 1986, il accomplit avec succès le légendaire Hyakunin Kumite, une épreuve consistant à affronter cent adversaires successifs en combat, considérée comme l'un des plus grands défis du Kyokushin.

L'année suivante, en 1987, il remporte le 2ᵉ Championnat du Monde Open de Kyokushin, devenant l'un des plus jeunes champions du monde de l'histoire de la discipline.

Ces performances exceptionnelles renforcent son prestige au sein de l'IKO et font de lui l'une des figures majeures du Kyokushin international.
Kancho Shokei Matsui

Kancho de l'IKO

À la suite du décès de Sosaï Masutatsu Oyama en avril 1994, Shokei Matsui est désigné pour prendre la direction de l'International Karate Organization (IKO).

Cette succession intervient dans un contexte délicat et suscite des désaccords parmi plusieurs hauts gradés, conduisant à la création de différentes organisations issues du Kyokushin.

Malgré ces divisions, Matsui poursuit le développement de l'IKO en renforçant sa présence internationale, en organisant les Championnats du Monde et en maintenant les principes fondamentaux établis par Mas Oyama.

Sous sa direction, l'organisation continue de s'étendre et rassemble aujourd'hui plusieurs centaines de dojos répartis dans de nombreux pays.
Héritage de Shokei Matsui

Vision et héritage

Depuis plus de trois décennies, Kancho Shokei Matsui œuvre à préserver l'esprit du Kyokushin tout en accompagnant son évolution à l'échelle mondiale.

Fidèle aux enseignements de Mas Oyama, il met l'accent sur le respect, la discipline, la persévérance et le développement personnel à travers une pratique exigeante mais accessible.

Son action a contribué à former plusieurs générations d'instructeurs et de compétiteurs, tout en consolidant la place de l'IKO comme l'une des principales organisations de karaté de contact dans le monde.

Aujourd'hui encore, il demeure une référence incontournable pour de nombreux pratiquants qui voient en lui l'héritier direct de l'œuvre de Sosaï Mas Oyama.